mardi 1 janvier 2008

Prémice d'une nouvelle ( la suite)

(si y'a des soucis avec les prénoms c'est normal: Lune et Sarah sont la même personne)


Tout à commencé comme ça : « MONSIEUR ET MADAME LAMBERT, OUVREZ NOUS, ICI LA MILICE PURIFICATRICE DU PEUPLE DU ROYAUME DE NOTRE GRAND ET BON DICTATEUR »

Nous étions préparés à entendre cette phrase, qui en général annonce telle la grande faucheuse, la Fin, avec un grand F. Mon père et ma mère s’était rendu sans bronchés. Louise et moi attendions ce jour avec une telle impatience ! Nous pouvions enfin nous révéler au grand public.

Barricadée dans notre chambre nous nous pendîmes à la fenêtre pour ce que nous pensions être notre ultime spectacle. Au détail près que celui-ci ne se déroula pas en milieu clandestin et caché, mais au regard du peuple du royaume de notre grand et bon dictateur. Nous diffusions, l’hymne à la paix, du film Swing, film réalisé par un certain Tony Gatlif, chantant et dansant au regard du public.

ET c’est sur cet air que nous fûmes arrêtés mes parents et ma sœur, en ce jour du 19 décembre de l’an 2184, jour sombre pour tout un tas de groupes clandestins qui survivaient grâce à l’organisation de mes parents. Et ceci sur une dénonciation. Mon grand frère, Sacha avait été arrêté six mois auparavant, et nous ignorions encore sa condamnation, et ce qu’il était advenu de son existence.

Artiste peintre et fin musicien, il manqua de discrétion, une fois et cette étourderie lui fut fatale. Mais c’était la règle du jeu et nous en connaissions les risques !

Cette règle la voici : Selon l’article 3 de la constitution de la cité de notre bon et grand dictateur : « En vertus du droit de sécurité de mon bon peuple, il est formellement interdit de créer ou d’apprécier toute forme d’art. Toute personne prise dans un quelconque exercice artistique ou culturelle quelqu’il soit, en cours la peine capitale, selon mon bon vouloir, mais au minimum une disparition de la circulation publique à perpétuer, pour un lieu que je garde secret. »

Je vous passe les détails inutiles de cette loi : qui précise l’avenir des enfants d’opposants.

Il y’a un tel décalage entre votre monde et le mien. C’est pour toutes les raisons que je vous ai cité précédemment que nous en sommes là aujourd’hui.

Je ne sais pas vraiment comment vous expliquer.

Vous êtes bien conscient que la planète se dégrade : dans un livre j’ai pu lire que vous parliez de « réchauffement climatique ». Qu’est ce que vous étiez en dessous de la réalité. Vous sous estimiez tant les politiques ; car Eux ils ont eu l’idée… L’idée révolutionnaire… et innovante de se retrancher dans des cités, coupé du reste du monde. Bon si je vous parle de Ier âge féodal, de système seigneurial, ça vous dit quelques choses… Vous savez la diminution du pouvoir central au profit de propriétaire terrien. Bon ben c’est ça, sauf que l’on a éradiquer le pouvoir central, et qu’il n’y a aucune communication entre les différente « seigneurie » ou plutôt cité. Parce que les énergies devenaient trop chères ? Chaque cité vivant par autosubsistance, en fonction des ressources naturelles locales, la science permettant de palier à certains manques. Entre temps chaque cité a connu une difficile période d’adaptation, car terminé la bière belge, ou encore le cassoulet de Toulouse. Mais heureusement les chefs de ma cité, on su éduquer le peuple, s’assurant aussi sa fidélité… Vous avez bien compris que là, j’enjolive. Mais je ne fais que vous résumer les textes de nos livres d’histoire. Finalement, l’état de l’environnement terrestre, les relations socio économiques entre les états, ne laissez pas d’autres alternative que se retranchement. Ce qui a été vécu comme un véritable sacrifice pour la majorité des survivants, a été une aubaine pour des hommes avides de pouvoir… Dans l’Inconnue, qui est le nom de la cité dont je viens, les dirigeant ont soumis les habitants à leurs volontés en instaurant peur et craintes, satisfaisant leur avidité de pouvoir. C’est pour ces raisons qu’ils ont prohibé les Arts. Perçu comme un facteur d’instabilité, risquant d’anéantir leurs pouvoirs.

L’autorité gouvernementale que je connais n’est que vaste supercherie…

Mon histoire n’est rien, mais elle servira aux historiens, à illustrer le tournant politique, de l’Inconnue, et changea aussi l’avenir de mon frère et ma sœur et de tous nos camarades amoureux d’art.

Je n’étais qu’une modeste écrivain, et rat de bibliothèque. Au sein du réseau clandestin de mes parents, de donner une identité aux auteurs d’œuvres que l’on retrouvé. Tous tombé dans l’oublie, je menais des recherches biographique pour leur redonner vie. Je faisais parvenir à ma sœur, les plus beaux textes. Sarah était une brillante actrice. Jeune demoiselle d’1m70, au corps informe, elle savait jouer d’une immonde sensualité, être détestable comme adorable, sachant séduire tous les publics. Son unique défaut était son impulsivité, et sa colère envers le monde entier.

Elle partageait avec moi un amour certain pour les mots, donnant corps à ceux que j’alignais sur le papier.

Mais elle était plus proche de notre frère Sacha. Tous deux avaient sûrement plus de courage que moi, car n’hésitaient pas à faire démonstration de leurs arts respectifs : ils pouvaient partager les réactions de leurs publics respectifs, se complétant et faisant grandir leurs esprits créatifs côte à côte. Sarah avait très mal vécue l’arrestation et la disparition de Sacha. Et ettonament elle avait était anéhanti par notre entrée dans le royaume des fous, et par les heures que npus venions de vivre, qui furent les dernièrs de nos parents.

Immédiatement après notre arrestation, nous avons été jugé sur la place publique. Mon père et ma mère ont été condamnés au lynchage :

« Comme monsieur et madame Lambert sont des très très méchants irrécupérables, je les condamne au lynchage. Et se sera toi mon cher peuple qui aura l’immense honneur d’accomplir cette tâche.

Quand à vous mesdemoiselles : Sarah et Louise, vous êtes jeunes belles et encore influençable. Ainsi vous serez mes reproductrices… Comme vous avez été exposé pendant plusieurs années à la tare de vos parents, vous serez purifier avant toutes choses dans le royaume des fous.

Bon et bien tuons les deux très très méchants. »

Ainsi furent les paroles du grand dictateur.

Ma sœur et moi avons assisté au meurtre de nos parents, avant d’être traînées en liesse aux portes du royaume des fous.

Les portes en bois se refermèrent derrière Lune et moi, accompagnées du dictateur.

Nous avons du attendre, 10 longues minutes, l’accueil du roi des fous. Dix très longues minutes pendant lesquelles le dictateur nous dévisageait, tout en nous faisant part de ses réflexions sur la manière dont il allait prochainement nous consommer.

Je n’ai en mémoire aucun souvenir plus effrayant que cette attente. Où ce tordu nous pelota… sautillant d’impatience, car seul le roi du royaume des fous pouvaient juger du temps nécessaire à notre purification…

« Je vous préviens mesdemoiselles que, l’entrée du roi des fous et assez désagréable, car la folie ne répond à aucune lois, il entre en rythme : ce que je prendrais presque pour de la provocation, puisque cela s’apparente à de la musique, ce que je condamne selon l’article 3 de la constitution… Mais suis-je bête, vous le savez, car c’est pour cela que je viens de faire tuer vos géniteurs… J’ignore le plan d’action de ce bon vieux roi, mais je sais que les résultats en sont miraculeux, et que dans quelques mois nous pourrons nous reproduire »

Nous voilà partie pour le bordel du dictateur. Puis un boom grave et sans rythme précis retentit. C’était le fameux rythme provocateur signalant l’entrée du roi des fous ? Il me fallu si peu de temps pour comprendre que le Bon et grand dictateur avait un sens du rythme équivalent à mon oreille musicale, c’est à dire nul. Cette idée fut très loin de me rassurer.

Le roi apparu, il était jeune, blond, de taille moyenne, et son visage selon l’inclinaison de sa tête me rappeler certains oiseaux de cartoon que j’ai pu voir lors de projection dans le cabaret clandestins. Cet homme était squelettique, les trait de son visage laissé transparaître une personnalité nerveuse, mais son regard et sa voix en imposés tant que même le dictateur évitait ses yeux…

« Mon cher Nicolas, on dirait que vous avez encore vaincu l’ennemi. C’est à nouveau un grand jour pour l’Inconnue, et du travail en plus pour mon modeste royaume. Quelle est leur sentence ? »

« Et bien cher George, ces deux jeunes sublimes créatures, vont devenir mes reproductrices attitrées, mais dans leurs veines circulent le sang des traîtres (ajouta t il en chuchotant)… Autant vous avouez que le travail va être compliqué car leurs géniteurs étaient des très très méchant. Je vous ai déjà envoyé leur frère. Vous savez je manquais de preuve pour le faire tuer. Et je pensais que sa famille essaierait de le sauver et que je les attraperais à ce moment là… Mais la lâcheté , cause bien des soucis à nos recherches des très très méchants.

J’ai seul droit de vie et deux morts sur ces deux beautés, si elles sont difficiles, punissez les, torturez les, mais ne les tuez pas.

Il n’y a pas de réelle condamnation pour ces deux là, je leurs offre juste la chance de vivre à mes côtés. Eduquez les. Qu’elles sachent ce qui est bon et ce qui ne l’ai pas »

Ça devait être trop pour une seule journée : arrestation, condamnation, mort de nos parents, la vision de notre emprisonnement dans un monde que nous ne connaissons pas, et surtout enfin des nouvelles de notre frère. Nous étions consciente que nous venions d’échapper à une mort cruelle. Colère et soulagement se battaient en duel dans nos consciences. La pièce se vida, et les portes se refermèrent sans que nous puissions vraiment réaliser ce qui se passait.

La première chose qui me frappa dans toute cette histoire c’est que nous étions seules, dans ce

Hall froid. Après tout ça, nous étions seules : l’œil du cyclone ??

« Sarah… tu as vu nous sommes seules… Papa et maman sont mort, et Sacha vivant. »

Ma jeune soeur restait muette. C’est autour de ses silences que son caractère prend tout son sens. Elle n’a jamais tant espéré, la liberté. Au fond d’elle réside une réelle créativité, elle est une artiste. Et nous le savons, tous les artistes sont des névrosés… On a jamais grand intérêt à soigner la névrose de nos artistes, pour l’humanité s’il vous plait, laisser cette jeune fille sombrer dans la folie de son art.

« Sarah nous nous sommes toujours demandé ce qui se passerait si nous étions arrêtés, ou découvertes. Et voilà. Notre combat n’a pas été vain, notre action et maintenant connu, d’autres personnes dehors prendront le relais. Papa et maman ne sont pas mort pour rien. Lune, tu as entendu Sacha est ici, si il est encore là c’est que ce lieu n’est pas aussi sombre et

terrifiant que nous pouvons le penser. Sacha est là pour nous accueillir. Tout n’est pas perdu… »

Mon obsession, de voir toujours du positif même dans une journée comme celle là, avait le don de mettre ma sœur en rogne, ce qui rendait ses silences d’autant plus silencieux, et froid.

Ce n’était pas sans compter sur le roi du royaume, réapparaissant pour réchauffer cette ambiance.

« Mesdemoiselles, je sais que cela est bien difficile, de se retrouver dans une telle situation, donc après une journée si bien rempli, rien de mieux qu’un bon bain… purificateur. Messieurs ! »

Pour une fois la folie du monde dans lequel j’ai évolué m’étonna : sur un air de musique qui m’était inconnu, une dizaine d’hommes nous jetèrent des sceaux d’eau gelée. Tous naturellement nous nous sommes collées l’une à l’autre. Sarah se mis à hurler quand les hommes nous agrippèrent pour nous habiller d’une robe blanche, et c’est à coup de peinture rouge sang que nous fument purifier. Tous ceci n’avait aucun sens, absolument aucun sens. Le hall se vida, nous laissant à nouveau seules. La musique s’interrompant.

« Louise, c’est ça la mort. Dis moi oui ! Toi qui connaît les livres s’il te plait. »

Je n’eu pas le temps de répondre que la musique reprit, l’eau froide, le maquillage et enfin des vêtements secs et à nouveau le silence. Ça n’avait aucun sens. Et je préférais me répéter que nous étions dans le royaume des fous.

Aucun commentaire: