jeudi 22 janvier 2009

tragédie fictive

Il s'appelait Colin, comme le poisson. C'était l'année de ses 15 ans: certes un peu prématuré. Personne ne saura comment s'est arrivé, ni comment. On ne pourra toujours que soulevé des hypothèses.

Colin avait un don pour la musique. Virtuose au piano, il souhaitait s'orienter vers un cursus musique, et pourquoi pas en vivre un jour. Les parents de Colin beaucoup plus rationnel, on mit un terme à ses projets : "Colin on ne vit pas toujours de la musique". Ainsi cette même musique, ne pouvait prendre qu'un rôle secondaire dans la vie du jeune homme.
Une théorie qui me rassure est que les plus grands artistes sont des névrosés. Si on alimente cette névrose alors on augmente les capacités artistique de la personne. Si on le soigne alors son art est mort. Si on lui enlève son art alors c'est lui qui meurt...

Colin décida de mettre la musique de côté. Mais la nature à horreur du vide: il fallait bien compenser par la ......

Il y a avait une autre chose dans la vie de Colin. Une personne qu'on ne pourrait pas lui enlever: sa petite sœur, Sarah. Elle était plus jeune de cinq année.
Très tôt il avait compris que la naïveté, et la pureté d'un enfant été sacré: il ne voulait pas qu'on vole celles de sa sœur. Ils passèrent des heures tous les deux dans la chambre, elle collait au piano; Lui, lui contait des histoires en musique.
Parfois ils lisaient le Seigneur des anneaux, et d'autres écrits les éloignant de la dure réalité...

Mais celle ci revient toujours au galop.

Colin trouva très vite son palliatif:la drogue. Elle est venu à lui de la manière la plus naturelle, seule, personne n'a eu besoin de l'inciter trop longtemps.
Aujourd'hui Sarah, pleine de colère ne cesse de se répéter que si elle croisait le chemin de celui qui à présenter les premières euphories psychédéliques à son Capitaine Colin, elle le tuerait sans regret.
Car de la petite fille innocente à protéger elle est devenue L'alibi, de premier choix, rentrant sans préparation à une réalité bien cruelle.

Colin avait trouvé son excuse: "On va se balader avec Sarah", puis au lieu de se balader il se ravitailler, la conduisant dans les lieux les plus glauque de la ville.

Sarah à très vite compris que ce jeu était malsain, elle voyait son frère diminuer. Elle alla se renseigner à la bibliothèque sur les drogues, elle a même lu Christiane F, alors qu'elle n'avait que dix ans. Et bien sur, les bienheureux parents ne voyaient rien, croyant que le comportement de leur fils résultait d'une crise d'adolescence un peu trop violente.

Dans de rare moment de lucidité, Colin se rendait bien compte, qu'il perdait son être innocent, sa petite princesse, et ça lui faisait mal, très mal. Il était hypocrite puisque il ne s'arrêtait pas, augmentant les doses.

Un jour Sarah, trop innocente a cru pouvoir tout arrêter. Elle a barré la route à son frère, dans les escaliers. Alors il l'a poussé, et il est passé. Ce sont les parents qui ont retrouvé Sarah inconsciente. Quand elle a ouvert les yeux à l'hôpital, elle a prétendu avoir trébuché dans les escaliers. Au fond elle savait que ce n'était pas Colin qui avait provoqué l'accident, mais bien la drogue.
Une chose inquiétait Sarah, elle n'avait plus de nouvelles de son frère aimé, à qui elle aurait voulu dire "Je ne t'en veux pas, c'est pas toi, c'est elle!!!". Ses parents eux étaient rarement là, ou avaient les yeux plein de larmes. ce n'est que six jours après l'accident, à sa sortie de l'hôpital, qu'on lui avoua.

Il n'avait apparemment pas supporter d'avoir fait mal à sa sœur. Probablement alors qu'il s'injectait cette ultime dose, il l'a croyait morte par sa faute.

Aujourd'hui Sarah essaie de cultiver son innocence, et pleure souvent en se demandant que serait sa vie, si son capitaine Colin était encore là.
Elle a toujours autant de mal à sortir du tabou imposé par la pression familiale.

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